On n’oublie jamais sa première étiquette.
Nous avons imaginé un début, nous voulions un vin qui parle de nous et de nos origines. En bons Émiliens, cela ne pouvait être que lui : le roi des Lambrusco, le Sorbara.
1241 bouteilles : une vendange raisonnée, un projet sincère.
Nous nous sommes demandé : « Mais toi, tu la boirais cette bouteille ? » La réponse, maintenant, nous vous la laissons.
L’été 2024 a été instable, caractérisé par des températures fluctuantes et une pluie jamais excessive mais constante.
Nous avons vendangé une petite partie des raisins pour faire le pied de fermentation le 6 septembre, foulés-égrappés et macérés avec leurs peaux. Le reste de la masse a été récolté le 10 septembre (juste avant une pluie abondante qui aurait changé le cours de cette histoire), pressurage doux et seul le moût de goutte a été conservé, décanté statiquement pendant vingt-quatre heures. La fermentation alcoolique a été ensemencée avec le pied (levures indigènes) et divisée 70 % en résine de verre et 30 % en barriques usagées. Une fois les masses assemblées et stabilisées par le froid, le 30 janvier 2025 nous sommes passés en bouteille pour la refermentation avec le moût (congelé lors des vendanges) pour faire la prise de mousse avec des levures indigènes.
Un Sorbara vivace, comme nous. Frais, direct, sincère.
Une première symphonie. Et ce ne sera pas la dernière.